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#36 Maxime Labrit : La contraception au 21e siècle

On mérite toutes et tous mieux en terme de contraception. Et si je vous disais qu’une nouvelle ère en matière de contraception commence grâce à la prise de conscience de cette charge contraceptive qui finalement devrait être aussi gérée par les hommes ? 

Maxime Labrit, infirmier de formation, conférencier et formateur fait partie des Acteurs de ce changements dans le domaine de la contraception masculine depuis 6 ans. Il va en 2016 se pencher sur la question de la charge contraceptive et va entamer ses propres recherches sur la contraception thermique testiculaire. Il va fabriquer lui-même son remonte-couilles. Aujourd’hui, Maxime se consacre entièrement à cette cause qui traverse de nombreuses thématiques. Vous l’aurez compris le focus de cet épisode est sur les couilles.

Dans cet épisode, vous allez nous entendre parler de :

  • CMT : contraception masculine thermique
  • L’anneau : AndroSWitch
  • Les évolutions depuis son lancement
  • Les plus gros freins face à la contraception dite masculine
  • Performance contraceptive
  • Quelles sont les contraceptions du futur ?

 

Les phrases clés de l’épisode : 

 “La contraception thermique pose la question de la relation à la perte”

“Dans le cadre de la contraception, ne rien faire, et être dans cette posture attentiste, c’est une forme de violence”

 

Pour retrouver mon invité.e :

Ressources pour aller plus loin :

Mon compte instagram : @camilleparlesexe  -/- mon site internet : www.camillebataillon.com

Transcription :

00:00:00
Vous écoutez Camille Parle Sex, votre podcast bien être sexuel inspirant.

00:00:10
Je suis Camille Bataillon, sexologue clinicienne.

00:00:13
Dans ce podcast, vous l’aurez compris, je parle de sexe, de la sexualité au sens large.

00:00:18
Ce podcast, c’est un peu comme dans ma vie.

00:00:21
Je fais les choses au plus simple, sans prise de tête et selon mes propres règles.

00:00:25
Je vous parle en suivant mon humeur du moment, ma motivation, mais surtout mon instinct.

00:00:29
Pour vous donner votre dose d’inspiration.

00:00:31
Avec mes invités ou en solo, je souhaite vous donner la crème de la crème en sexologiepour réfléchir ensemble à la sexualité et vous offrir le meilleur de l’éducation sexuelle.

00:00:42
J’espère ainsi vous inspirer dans votre intimité, que ce soit seul, à deux ou à plusieurs,et faire vibrer votre sexualité.

00:00:49
Alors, bienvenue!

00:00:53
On mérite tout et tous mieux en terme de contraception.

00:00:56
Et si je vous disais qu’une nouvelle ère en matière de contraception commence grâceà la prise de conscience de cette charge contraceptive qui, finalement, devrait êtreaussi gérée par les hommes?

00:01:06
Maxime Labrite, infirmier de formation, conférencier et formateur fait partie de ces acteurs duchangement dans le domaine de la contraception masculine, et ce depuis plus de six ans.

00:01:17
Il va en 2016 se pencher sur la question de la charge contraceptive et va entamer sespropres recherches sur la contraception thermique testiculaire.

00:01:25
Il va fabriquer lui-même son remont de couilles.

00:01:28
Il va tout nous raconter dans cet épisode.

00:01:31
Aujourd’hui, Maxime se consacre entièrement à cette cause qui traverse de nombreusesthématiques, déconstruction des masculinités, charge mentale, relations patients-soignants,place de l’industrie pharmaceutique dans les politiques de santé publique, connaissancede son corps, éthique médicale… La liste est infinie.

00:01:48
Vous l’aurez compris, le focus de cet épisode est sur les couilles.

00:01:52
Maxime, bienvenue sur le podcast « Camille parle sexe ».

00:01:55
Merci Camille.

00:01:56
Bonjour à tous.

00:01:57
Merci de me recevoir.

00:01:58
Un grand plaisir de te recevoir.

00:02:00
On se connaît maintenant depuis quelques années et ton travail est formidable, doncj’ai hâte que tu puisses en parler, que les gens puissent découvrir tout ça.

00:02:08
Alors tu es un des acteurs dans le domaine de la contraception masculine et plus particulièrementde la CMT, la contraception masculine testiculaire.

00:02:17
Est-ce que déjà tu peux nous en dire avec tes mots qu’est-ce que c’est la CMT?

00:02:20
Déjà la CMT, c’est la chronique de contraception masculine thermique.

00:02:24
C’est le premier point.

00:02:25
C’est bien de me corriger.

00:02:26
Oui, oui, oui.

00:02:29
C’est pour ça que la contraception masculine, elle se questionne par son nom et la manièredont on l’appelle.

00:02:37
Est-ce que c’est une contraception masculine déjà? Est-ce que c’est une contraceptiondite masculine? Est-ce que c’est une contraception testiculaire? Est-ce qu’on peut genrer lacontraception encore au XXIe siècle et aborder ça de manière binaire? Ou est-ce que collectivementon est prêt aussi à repenser ces pratiques contraceptives en incluant justement une porositédans la binarité de genre qui est encore trop présente et trop pesante? C’est un peucomme ça que j’ai envie d’ouvrir le débat.

00:03:10
C’est questionnez-vous sur comment vous nommez vos actions autour de vous et on a la chanceactuellement justement d’être à une nouvelle ère comme tu le disais justement, des pratiquescontraceptives. Et cette nouvelle ère s’ouvre justement sur la manière dont on peut nommerdes choses. On a ce privilège là pour le moment. Donc c’est assez important de pouvoirse questionner sur notre manière de nommer et d’agir dans notre quotidien et dans notrequotidien contraceptif. Donc c’est pour ça. Je ne pense pas que la contraception soitmasculine ou féminine. Elle n’appartient pas en fait à une catégorie de genre. Lacontraception, elle est relationnelle. Elle est entre deux individus. Elle est à la rencontrede deux individus très clairement. Donc elle n’appartient pas à une personne mais elleappartient en fait à une dynamique collective, à un groupe de deux personnes. Et donc commeelle est à la rencontre de deux personnes, à la rencontre au final de deux identités,je pense que dans un futur proche, il serait intéressant justement de pouvoir non plusgenrer les pratiques contraceptives mais peut-être les appeler par leur aspect organique parcequ’il y a certes une contraception testiculaire. On pourrait le développer comme ça. Pourquoitesticulaire? Parce que c’est bien dans les testicules que les spermatozoïdes sont produits.

00:04:35
Et si on se propose ce petit pas de côté au niveau des contraceptions, donc testiculaireou anciennement une masculine, il est possible d’intégrer tout le scope des pratiques contraceptives.

00:04:48
Il y aurait des contraceptions pré-testiculaires qui seraient du coup des contraceptions hormonalespour les garçons. Les sections d’hormones du coup agissent avant en fait. La productionde spermatozoïdes vient de stimuler la production. Il y aurait des contraceptions post-testiculaires.

00:05:05
Je pense à la très très connue capote, les aromatifs externes qui du coup vient de réagirjustement à la sortie du sperme. On serait bien après l’organe. Et il y aurait des contraceptionsqui seraient purement testiculaires en termes de champ d’action et qui seraient la thermiqueen particulier parce qu’elle vient agir justement sur l’outil de production, sur le testiculeet en le réchauffant, comme vous le savez, un testicule en fait ne produit plus de spermatozoïdes.

00:05:39
Super intéressant. On voit l’importance des mots et tu as bien fait de me corriger surla CMT. Et cette contraception qui est pré-testiculaire, testiculaire ou post-testiculaire, donc l’importancedes mots. Est-ce que cette contraception, et j’entends aussi d’essayer de s’écarteraussi du genre. Pour ces épisodes-là, c’est vrai que j’ai mis contraception dite féminine,contraception dite masculine. Mais c’est compliqué à savoir comment nommer les choseset puis pour que ça parle aux gens parce qu’en fait, même contraception testiculaire,il y en a beaucoup qui vont se dire mais qu’est-ce que c’est ça?

00:06:16
Oui, oui. Justement, c’est intéressant. Moi, je trouve dans ma pratique, quand je parleà des personnes, enfin durant des ateliers, je trouve que c’est assez intéressant justementde sortir aussi un peu de la norme en termes de langage volontairement parce que justementla personne vient se questionner sur quelque chose qui a besoin d’être questionné aulieu de l’aborder directement sur une approche, comment dire, avec les freins socio-culturels.

00:06:45
Si je parle de contraception masculine, tout de suite, ça va renvoyer des images de dévérilisation,de castration. On arrive avec un bagage culturel et imaginaire qui tout de suite va renvoyerla personne dans des choses assez frénantes qu’il va falloir déconstruire. Alors quesi je l’aborde d’un point de vue organique et que je parle du testicule en fait quiest le tabou et que du coup, je le mets en lumière tout de suite et que je parle delui, la personne va être dans une interrogation. Elle va essayer de comprendre qu’est-ce queje lui raconte. Et du coup, ça m’intéresse en termes pédagogiques d’aborder ça commeça parce que cela vient hacker un peu le fonctionnement de la personne que j’ai en face de moi etça vient la mettre justement dans une interrogation et donc en fait dans une phase d’apprentissage.

00:07:32
Et après, dans un second temps, après il est possible de parler justement et de déconstruireun peu les masculinités et d’aborder un peu ce fameux testicule. Est-ce que ça faitmal? Est-ce que c’est possible? Est-ce que je vais rester un garçon? Et tout ce quiva avec en termes de pratiques de genre bien patriarcal et bien ancré.

00:07:50
On va parler de ces freins justement aussi dans l’épisode, mais nous que tu parlaisde en fait en utilisant ces mots là, ça permet aussi une sorte de pédagogie, de déconstruction.

00:08:00
Est-ce que du coup ça serait une histoire militante pour toi?

00:08:03
Oui, mais plus que militante, c’est une histoire d’activisme. Le militantisme à la française,c’est là qu’a démarré cette contraception thermique. Ce militantisme au final il estresté assez stérile. C’est-à-dire qu’il a réussi à faire passer, à conserver uneinformation pendant des dizaines d’années, mais il n’a pas réussi à changer les mœursen fait en 40 ans. C’est pour ça que militer pour moi, enfin dans cette culture militante,ça me pose beaucoup de questions parce que l’intérêt c’est pas justement de ne faireque tenter d’en parler ou de critiquer l’existent, mais pour moi en fait il faut passer à l’actionà un moment donné. On le voit bien un peu avec les changements climatiques et les nouvellesactions plutôt des populations jeunes où il y a l’idée d’arrêter collectivementde parler et on commence vraiment à agir en fait. C’est assez intéressant et je pensequ’on a atteint un peu ce point d’urgence contraceptive où il est temps de repenseren fait nos pratiques et de repenser nos mœurs, mais pas que de faire d’y penser,il faut vraiment agir. Pour moi c’est de l’activisme en fait, très concrètementet c’est très très important de faire en sorte que les personnes passent à l’actionsur ces thématiques là parce que pour moi ça va être la seule manière de changer lesmœurs. Il va falloir que les gens pratiquent. Si les gens ne pratiquent pas, on va pas

00:09:48
arriver collectivement à changer des mœurs. On pourra en parler tant qu’on veut, pendanttrois siècles. Si les gens ne passent pas à l’action, ça restera stéril. Et pourle coup, ce qu’il faut contre accepter ou en tout cas réduire en termes de fertilité,c’est bien le testicule et les garçons pour améliorer les pratiques contraceptives etune meilleure équité. Et ce qu’il faut fertiliser en fait, c’est l’action. Pour moi le militantisme,c’est sympa mais ça ne change rien au final. Ce qui est assez connu médiatiquement, c’estun peu ce côté présentons tout le temps des méthodes qui existent de contraception tousles six mois, qui est très confortable. Médiatiquement, à chaque fois il y a des effets d’annonceen disant attention ça sort et en fait rien ne sort. Et cette position là en fait transformeles gens en personnes qui attendent quelque chose et en se dédouanant de la responsabilitéde continuer à chercher ou de passer à l’action et en se disant pas de soucis, çaarrive bientôt. Donc ça permet aussi de se dégupabiliser. Et de se déresponsabiliseret de se dire, moi je voudrais bien mais bon il n’y a rien qui est proposé donc j’attends.

00:10:59
C’est ça, moi je suis prêt. Mais moi le premier, avant que je tombe sur la thermiqueet l’hormone avant 2016, j’étais le premier à dire, mais oui, oui, moi je cite, ok,une pilule qui arrive, je vais la prendre, promis, enfin ok. Et à être resté commeça, tant d’un point de vue personnel, d’un point de vue professionnel, en étant infirmier.

00:11:20
Et j’y croyais à mon discours. Vraiment, en disant, là vraiment, si ça arrive, jesuis prêt. Mais en fait, c’était comme si je donnais mon pouvoir, en fait, ma capacitéd’agir à d’autres, en fait. Et principalement au lobby pharmaceutique et au politique desanté publique. En disant, tant que c’est pas là, c’est que c’est pas prêt en fait.

00:11:41
Je me disais, collectivement, quand même, enfin le politique et le lobby pharmaceutiqueva pas aller au point de minimiser, invisibiliser, rendre inaccessible, dévaloriser, ou je nesais que c’est, des méthodes et des alternatives, en fait, pour améliorer l’équité contraceptive.

00:11:58
Ça me paraissait un peu fou comme histoire, mais quand même, bon.

00:12:03
Et finalement, pas tant que ça.

00:12:06
Et puis surtout depuis 2013 et 2012, avec les scandales sur la pilule et tout ça, ily a besoin en fait de nouvelles alternatives. Il y a besoin de ventiler la contraceptiond’une certaine manière en apportant des nouvelles possibilités pour essayer de faire en sorteque les grossesses non désirées soient toujours le moins important possible.

00:12:23
Et donc, du coup, tu es passé d’une phase d’attente, d’attente que finalement leschoses viennent à toi, à une phase d’activisme où là tu as décidé de créer toi ton proprerom-couille, ton propre anothermin qui est appelé Andro Switch. Est-ce que tu veux nousraconter un petit peu ça?

00:12:40
Oui, et bien, vraiment par hasard je suis tombé sur ces méthodes de contraception etd’un point de vue pro et d’un point de vue perso, ça m’a quand même sensiblement énervécette histoire parce que je me suis dit mais il y a quand même une omerta, une sorte deconsensus autour d’un silence, en fait, et d’une inaction qui est acquise culturellement.

00:13:01
Mais sociétalement, tout le monde était d’accord pour dire il n’existe rien alorsqu’en fait il existait des méthodes. C’est simplement que personne n’avait envie deles développer parce qu’elles étaient considérées comme inacceptables. Et puis la fameuse phraseque j’ai entendue régulièrement c’est la contraception c’est une affaire de femme,le problème est réglé. L’idée c’est on ne remet pas les mains dedans en fait.

00:13:25
Donc oui je suis passé à l’action et je suis passé à l’action.

00:13:30
On se déresponsabilise.

00:13:31
Tout à fait, tout à fait, voilà c’est ça, c’est soyons déresponsables collectivementet puis tout va bien.

00:13:37
Et puis pour les femmes se responsabiliser encore plus, se dire non c’est une affairede femme donc je prends ça en charge, je prends ça sur mes épaules.

00:13:43
Ah ben c’est sûr, en faisant ça on vient creuser en fait l’écart en fait entre lesgarçons et les filles, on vient renforcer une position patriarcale du côté des garçons,on vient isoler les filles dans leur pratique contraceptive qui certes doivent toujoursrester plus importantes, plus accessibles que celles des garçons parce qu’il faut êtreen alliance féministe.

00:14:08
De toute façon il faut que la contraception soit toujours aux mains des personnes avecles utérus parce que si il y a une grossesse c’est dans leur corps que ça va se passerdonc c’est très très très très important mais ça n’expliquait pas pourquoi il n’yavait pas plus d’alternatives pour les garçons.

00:14:24
Pour les garçons on a quand même deux alternatives qui ne sont pas en soi des méthodes de contraceptionpures en fait.

00:14:31
On a une protection MST IST avec le préservatif externe qui certes sert de contraception maiscomment dire vu son efficacité bon c’est pas top top et puis voilà c’est d’abord uneprotection et une barrière et l’autre méthode c’est la vasectomie qui est une méthode destérilisation et qui est vendue comme une méthode de contraception alors qu’une méthodede contraception le premier critère c’est sa réversibilité et qui en plus augmentele risque de cancer de la prostate.

00:15:00
Bref on a deux méthodes qui sont deux anti méthodes et c’est assez questionnant en faitde se dire on propose aux garçons deux anti choix.

00:15:08
En gros soit on coupe soit on recouvre et en tout cas à aucun moment on dit tu vas pouvoirmaîtriser ta fertilité, prendre en charge ton asticule en fait réguler sa productiondonc on va soit couper donc empêcher que ça sorte d’une manière ou d’une autre soiton va recouvrir et du coup empêcher que ça sorte mais à aucun moment on ne touche àla fonction en fait.

00:15:28
On vient tourner autour et ça c’est assez questionnant au final.

00:15:34
Tourner autour peut-être parce que c’est rassurant d’une sorte parce que si on toucheau fonctionnement interne aussi il y a peut-être cette peur finalement de ce qui va se passer.

00:15:43
Moi le premier quand je me suis remonté les testicules pour la première fois j’enn’ai pas large non plus.

00:15:51
Je veux dire c’est une chose de le dire c’en est une autre de le faire.

00:15:55
Je comprends l’arrêtissance qu’il peut y avoir à se dire ok alors mon testicule jevais l’internaliser il va disparaître entre guillemets ou voilà ou je vais prendre unepiluche qui va avoir une action sur mon testicule pour arrêter la production.

00:16:11
C’est le rapport à la perte en fait le rapport à l’absence.

00:16:15
La spermatozonelle la production du coup de spermatozoïdes elle se fait sur un cyclede trois mois à peu près il faut trois mois pour produire un groupe de spermatozoïdesil y a à peu près 1000 spermatozoïdes je crois qui sont produits à chaque battementde car donc c’est beaucoup.

00:16:33
Et au bout de trois mois ils sont en gros ils arrivent dans un réservoir ils sont soitéjaculés donc externalisés soit détruits sur place.

00:16:40
C’est un peu l’histoire.

00:16:43
Détruits sur place donc absorbés par le corps.

00:16:47
Ils sont phagocytés au final ils sont détruits.

00:16:51
En gros ça a une sorte de cycle de vie un spermatozoïde et voilà on peut presque onpeut pas le caractériser c’est un peu comme un hoocite quoi.

00:17:03
C’est à dire qu’il y a une phase de développement de création au final de la gamète on vadire le temps de l’enfance le temps de l’adolescence après il y a vraiment une différenciationqui se fait c’est à dire que le spermatozoïde est issu d’une cellule ronde donc il esttotalement indifférencié au départ il ressemble à n’importe quelle cellule à la base.

00:17:21
Il ressemble à une cellule souche.

00:17:25
Et il vient se différencier du coup atteindre un peu ses caractéristiques secondaires.

00:17:29
Et ses caractéristiques secondaires sont basées principalement sur sa capacité 1à se déplacer 2 à survivre et 3 à transporter correctement un capital génétique.

00:17:40
C’est un peu son taf.

00:17:43
Du côté de l’hoocite c’est pas tout à fait pareil le stock de l’hoocite est prêten fait à très très tôt dans la vie de la jeune fille et donc c’est une sorte debuzzasse qui se vide petit à petit et quand il n’y a plus d’oeuf il n’y a plus d’oeuf.

00:17:59
Du coup on arrive en fait on est très très différent on a l’impression qu’on esttrès différent mais au final on est garçon et fille on est cyclique à peu près sousles mêmes hormones à la différence près c’est qu’un garçon il est élevé danscette linéarité dans cette croyance qu’en fait il peut être fertile h24 il y a cettefertilité obligatoire ce qui est vrai d’une certaine manière parce que bah oui nous mêmesi on a une sorte d’endropose à un certain âge de vie assez avancé on produit encoretoujours des spermatozoïdes on n’a pas une ménopause un arrêt je veux dire assez marquécomme pour les filles mais il n’empêche on est élevé comme ça dans cette croyancequ’en fait il y en a tout le temps et du coup arrêter la fonction ça ou faire disparaîtrele testicule ça renvoie à un imaginaire qu’un garçon ne connaît pas en fait à l’imaginairede la perte à un moment donné et psychologiquement moi je vous garantis que c’est quand mêmepas gagné quoi c’est pas gagné cette histoire de perte c’est pour ça que la vasectomiefonctionne bien dans les modèles anglo-saxons à partir d’un certain âge aussi parce qu’aubout d’un certain âge il y a l’idée de perdre sa capacité à pouvoir devenir parent c’estplutôt un plus trop un problème en fait psychologiquement parce que la personne est ok avec l’idée dese dire de toute façon je suis trop vieux j’ai plus envie d’enfant j’ai envie de faire

00:19:17
d’autres choses de ma vie mais sur du temps jeune un garçon il n’est pas du tout élevédans une approche cyclique dans une approche de à un moment donné je suis fertile à unautre moment donné je suis infertile comme les filles avec le système des règles oùil ya quand même en fait cette fertilité qui n’est pas disponible tout le temps enfait vous êtes habitué à perdre quelque chose pour ouvrir une nouvelle porte nous pasdu tout et la contraception ça pose la question de la perte la contraception ça pose la questionde la perte waouh j’avais jamais vu alors désolé parce que j’étais avec mes questionsje t’ai emmené un petit peu loin et ma première question initiale était justement sur tonanneau voyons oui alors cet anneau cette alliance pénoscrotale avec avec une approche cycliqueoui bah en fait l’idée de la contraception thermique elle repose sur l’idée assez simplequi est connue depuis très longtemps Hippocrate en parlait déjà le testicule n’aime pas lachaleur en gros c’est pour ça que les testicules sont externalisés et un peu éloignés ducorps il faut une différence thermique de 1 à 1 et demi degrés avec la températurecorporelle température nasale pour que le testicule produise des fermatozomies c’estvalable pour les êtres humains dans le règne des mammifères il ya plein de mammifèresoù c’est balkan les dauphins elles sont internalisées les testicules donc c’est à

00:20:47
la préparation du corps et ça fonctionne très bien chez nous c’est balkan on a vraimentcette relation à la chaleur et donc depuis très longtemps c’est étudié pour réglerles problèmes d’infertilité principalement et se dire bah du coup il faut refroidir lestesticules pour que le testicule produise des spermatozoïdes et depuis maintenant un demi-sièclec’est investigé à des visées contraceptives et donc l’idée en fait c’est de remonterces testicules de les internaliser au niveau du pubis donc à la racine de la verge làoù il y a les poils juste au dessus là à cet endroit là il est tout à fait possiblede mettre les testicules à cet endroit c’est une poche en fait qui est pensée dans le corpsdes garçons donc c’est pas un truc foufou pour rappel les testicules migrent quand vousêtes dans le ventre de votre maman elle migre des reins pour aller jusqu’à la poche squattaledonc elle font un long voyage dans le corps elles sont au départ bien internaliséesdonc là le but du jeu c’est à nouveau de les internaliser une partie de la journéeune quinzaine d’heures par jour 7 jours sur 7 et ce cycle en fait d’exposition à lachaleur permet en fait d’arrêter de la production de spermatozoïdes et donc pour ça pour lesmaintenir dans cette poche il faut inventer des suspensoires parce que les testiculesne tiennent pas toutes seules ou alors il faut les tenir avec la main mais vous en conviendrez

00:22:12
c’est pas le plus pratique donc il faut inventer des suspensoirs.

00:22:14
Pas toute la journée quoi, t’imagines toute la journée tenir à la main comme ça et marcheren même temps. C’est ça, c’est ça, il faudrait 4 bras au moins.

00:22:24
C’est pas top top. Donc l’idée c’est d’inventer des suspensoirs et donc les premiers suspensoirsétaient en textile parce qu’ils ont été pensés dans les années 80 donc l’idée c’estde venir au final en serré verge et scrotum vide avec un anneau en silicone et un anneauen textile avec des élastiques, un système de harnais pour que cet anneau tienne etque les testicules soient maintenues dans la poche au dessus de la racine de la brûle.

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Dans 2016 je suis arrivé avec ce postulat là en disant la thermique ça existe, endécouvrant ce postulat là et ça se fait du coup avec des objets textiles qu’on fabriquesoin de nous. Moi j’ai pas pu le fabriquer parce que benon prenait pas trop le principe, il y avait peu d’informations aussi à l’époque mêmesi c’était quelque chose qui se voulait libre et libéré et comment dire accessibleà tous en fait ça n’était pas tant que ça, loin de là. Il y avait pas de tuto par exemplepour se fabriquer soi-même donc en gros les militants de l’époque m’ont dit ben t’asqu’à aller voir une couturière pour te fabriquer ou un couturier pour aller te fabriquer toi-mêmepour te remonter le couille et là je me suis dit je me vois mal à aller voir un professionnelde la couture pour lui dire tu vas me faire avec un slip, un trou dedans et des élastiquespour me remonter les bouliches, je voyais pas du tout le truc là. Et donc il a étéplus simple pour moi d’inventer un anneau en silicone où je me suis dit mais Fishtra,est-ce qu’un petit objet de forme annulaire ne permettrait pas d’avoir cet effet push-upen fait et de maintien. Donc j’ai terminé dans un magasin de fricolage et je me suisrendu compte que justement les anneaux toriques dont on sert principalement aux plomberiespermettaient justement de provoquer cette ascension. Certes c’était ultra désagréable

00:24:04
et pas du tout biocompatible et ergonomique mais techniquement la remontée elle étaitlà et donc c’est à ce moment là que j’ai inventé l’anneau. Et après j’ai travailléavec des bureaux d’études, un bureau d’études, je me suis beaucoup inspiré du règne duvivant donc je suis allé beaucoup chercher ce qui se faisait en biomimétisme pour comprendreun peu quelle forme, quelle structure il était possible de proposer sur cette partie du corpspour que ça puisse s’intégrer en fait un peu comme une paire de lunettes, comme unvêtement, aller chercher en fait cette intelligence de l’ergonomie et des volumes pour que çapuisse se pluguer le plus naturellement, en tout cas que ce soit une technicité quipuisse être intégrable dans la quotidien de la personne le plus simplement possibled’un point de vue technique et d’un point de vue psychologique parce que quand je montreun slip, un roman de couilles ou un jockstrap c’est le harnais et quand je montre un anneauj’ai pas les mêmes réactions au niveau des gens.

00:25:07
Donc l’idée c’était vraiment que ce soit aussi intégré comme tu faisais le parallèlecomme une paire de lunettes au bout d’un moment, enfin ça fait partie du quotidien,on le met sur soi, on le sent pas et donc l’idée pour toi c’était que aussi l’androswitch soit de la même manière finalement et bien intégré par les personnes qui l’utilisent.

00:25:22
Ouais c’est ça, l’un des freins principaux à la thermique c’était l’idée de se remonterles testicules, il y avait ce côté là c’est inacceptable en fait considéré par les professionnelsde santé, que ce soit le corps médical ou les développeurs de dispositifs médicauxet tout ça, il y avait cette idée voilà, déjà la contraception masculine c’est compliquéà envisager.

00:25:45
En plus il faut toucher au testicule là physiquement, alors là c’était double peine quoi.

00:25:53
Et justement est-ce que tu peux nous dire les plus gros freins justement face à la contraceptionjustement pour testiculaires?

00:26:01
Les plus gros freins ils sont socioculturels, ils sont des alternatives contraceptives oumême les plus grosses, les plus grosses.

00:26:16
Et puis la question de la contraception, c’est que si on repense le script contraceptif, lepaterne en général, faire éclater la norme contraceptive et tout ça, ça ne peut se penserque si on part collectivement du postulat que on est quand même encore dans un monde ultraculmination en fait d’une partie de la population sur une autre partie et encore ultra prégnant.

00:26:42
Et pour moi c’est là qu’est le plus gros frein, donc sous couvert d’émancipation etd’acquis social, la contraception dite féminine, cet accès qui a été acquis de haute luttecertes en fait a été aussi en fait derrière une récupération industrielle et capitalistiqueet patriarcale en fait.

00:27:07
Et comme souvent en fait des luttes sociales sont récupérées et c’est assez problématiqueet donc on l’a bien vu quand il y a eu les scandales autour de la pilule, après 50 ansen fait de pratiques hormonales on va dire et de miniaturisation des objets type desdispositifs imprévitables, au curel et tout ça, à un moment donné il y a une partiedu corps social qui est en charge de cette contraception sous forme d’acquis socialqui s’est dit il y en a quand même un peu marre non? On pourrait partager peut-être.

00:27:37
Et là il s’est rien passé en fait, et là il s’est rien passé tout simplement parceque ça avait déjà été récupéré par le patriarcat et par le capitalisme et doncça n’a pas changé.

00:27:51
Et donc en 2021 on en est encore là en fait à considérer une partie de la populationcomme une marchandise en fait.

00:28:01
Et alors je sortirai, j’évacuerai quand même le frein des politiques natalistes et dela pression d’humographie des états qui, en tout cas sur le monde on va dire les paysdu nord, les pays plutôt on va dire avec des pays assez élevés, un peu moins.

00:28:21
C’est plus aussi prégnant que post-guerre, seconde guerre mondiale et tout ça.

00:28:26
Ça va plus dans les pays encore du sud, mais en Europe je ne pense plus que ce soit vraimentlà le principal frein.

00:28:33
Donc le principal frein il est patriarcal, il est capitalistique, mais en tout cas iln’est pas du tout technologique.

00:28:40
Et je pense très honnêtement que comme toujours les changements arrivent de la masse, enfinde la population, de la société civile, de la base.

00:28:46
Et la base en fait est en train d’évoluer en repensant ses scripts de genre, donc esten train d’évoluer aussi sur ses pratiques contrastatives.

00:28:53
Et on verra l’effet de ces changements plus tard, dans 15 ans, 20 ans, 25 ans peut-être,dans des nouvelles stratégies de santé publique et tout ça qui ne seront pas encorematchs.

00:29:05
Ça va, enfin on peut se dire que c’est encore dans longtemps, 25 ans, mais moi je pensaisvraiment que tu allais me dire on verra ça plutôt peut-être dans 100 ans, le tempsque les mentalités changent, que les croyants, ce qu’on repense de scriptes, de contraceptives.

00:29:19
Mais finalement, tu es plus optimiste, toi tu dirais, d’ici deux décennies Max.

00:29:25
Quand j’ai commencé, je me suis remonté à l’étasticule avec mon anneau, parce quedu coup c’était mon anneau pour moi avec mon moule en mode do it yourself, dans latradition pure en fait de l’époque de développement de contraception plutôt masculine et militante.

00:29:41
Du coup je suis passé à l’action pour moi, je suis passé à l’action de manière globaleparce que les copains et les militants me disaient ça nous intéresse, on veut aussides anneaux.

00:29:51
Je me disais c’est pas la même chose que moi je me fabrique au modèle et que je composedes anneaux pour tout le monde, je suis pas du tout enfermé, je suis pas entrepreneur,c’est pas pareil en fait.

00:30:03
Je me suis dit ce genre de truc ça va prendre deux, trois générations, faciles, un peucomme toi, je me suis dit ouf, va falloir bien un siècle pour que ça change, j’étaispessimiste vraiment.

00:30:19
Mais en fait on se rend compte qu’il y a une sorte d’accélération parce que c’estun peu comme si on approchait à une sorte d’intersection des luttes où en fait il ya plein de thématiques sur lesquelles ça bouge volontairement sur fond de transitionécologique et un peu d’urgence climatique, tout est en train de bouger assez vite.

00:30:40
Et donc clairement moi je trouve que ça a permis d’accélérer ces questionnementsécologiques, le confinement a beaucoup aidé, l’air de rien ça a été un accélérateurparce que ça a été des introspection obligées, les gens ont été isolés et obligés àun moment donné d’être face à eux-mêmes et l’air de rien ça a permis d’avancer,donc ça a été des catastrophes humaines aussi modumentaires, on est d’accord cetisolement mais aussi le bon côté c’est que ça a permis aussi de libérer la paroledans les couples un peu et de mettre les gens en introspection et ça ça peut êtreque bénéfique sur le fond de la…

00:31:16
C’est vrai, c’est vrai qu’il y a beaucoup de femmes qui racontaient que pendant le confinementbah oui, là dans les couples hétéros, donc coincés avec leurs partenaires et qui ducoup s’était dit on arrête, j’arrête ma contraception, j’en ai marre, je veux justeêtre libre et qui du coup disaient bon bah j’arrête ma contraception, qu’est-ce qu’onfait?

00:31:33
Voilà.

00:31:34
Et donc elle mettait au pied du mur finalement ce partenaire, le partenaire disait je saispas, et bah recherche, alors quand même elle faisait la démarche en disant bah fais tesrecherches, il y a des choses qui existent, tu vois, elles avaient déjà des fois lesréponses ou des fois pas mais ils disaient fais tes recherches et va chercher quelquechose mais faut qu’on prenne, faut que tu prennes ça aussi en charge quoi.

00:31:50
Ouais, ouais, ouais alors c’est une chance et une bonne chance ce truc là parce que trèsclairement encore une fois c’est les personnes menstruées qui vont se charger de mettreen place leur décharge et c’est problématique vraiment.

00:32:09
Moi je le vois sur les réseaux sociaux par exemple sur le médiativiste Slow Pemperaception,75% des personnes abonnées ce sont des personnes menstruées ou en tout cas considérées commetelles par l’application et ça c’est un vrai problème, c’est de se dire il faut quoiles garçons, enfin à quel moment, parce qu’il y a l’idée de se dire, mais c’estça en fait, donc encore une fois il va falloir les prendre par la main et les guider commeun enfant en fait.

00:32:38
Alors ça se comprend pourquoi, parce qu’ils ne sont pas éduqués à être responsablesde leur fertilité et de leurs sperms donc on ne peut pas leur reprocher quelque chosepour lesquels ils n’ont pas été je veux dire culturels, il n’y a rien eu en fait,on leur a toujours appris de capote, protection et après tu ne sais plus ton problème, c’estune affaire de femme et toi tu attends une méthode qui arrivera peut-être un jour etpuis quand tu es vieux peut-être que tu pourrais faire une vasectomie, on en est là, donc trèsclairement la personne quand on lui dit, on passe de, il n’y a rien et j’attends tuvois, mais je veux bien mais j’attends, en fait si il y a des méthodes et maintenanttu pratiques, il y a un gap en fait énorme et donc il faut du temps pour que la personneelle raccroche les wagons et qu’elle comprenne en fait qu’on lui a menti aussi, c’est çaun peu, on lui a menti dans son système d’éducation, on lui a fait croire qu’il n’existait rienaussi.

00:33:29
Oui on l’a menti aussi, on ne les a pas forcément éduqués à se responsabiliser dans le couplevis-à-vis aussi de la sexualité et on les a mentis, on leur a mentis et puis il y aaussi une fois qu’on a conscience de ça, est-ce que c’est pas plus confortable dese dire bon on attend quoi, je verrai quand je serai au pied du mur mais pour l’instantsi je peux choisir je suis confortable à rester, à pas m’en occuper quoi.

00:33:56
Dans le cas de la contraception ne rien faire et dans cette posture attentiste c’est uneviolence, c’est une forme de violence et de domination.

00:34:08
Attends, tu vas dire non, je ne dis pas une personne qui se questionne, j’ai juste unepersonne qui attend, bah moi j’attends, non t’attends pas, tu te questionnes et tutrouves des solutions, au pire tu envisages pas la thermique, non ok je vais remonterdes testiculaires pour moi c’est pas possible je peux pas toucher un testiculaire, ok pourquoipas, mais au moins que tu aies tout le temps décapatel que toi, au moins que t’aies envisagél’idée de la vasectomie et que tu aies une position dessus et que tu saches comment çase fait, qu’il faut aller voir etc.

00:34:36
Les gens ne le savent même pas, donc ils pensent vasectomique astration, non c’estpas pareil, donc déjà informe toi en fait et envisage ta vie contraceptive, enfin vois-lecomme une sorte de parcours à un moment donné et un parcours que tu vas faire à deux enfait, donc parce que ça va être autour de la contraception et peut-être envisage-le ducoup d’une manière aussi très très personnelle en disant mais peut-être que j’ai envie demesuriser ma fertilité mais juste pour moi en fait, pas dans un parcours contraceptifen fait, à quoi ça me sert d’avoir des sphères bétasolides produits tous les jours, la questionde la personne se pose pas la question, pourquoi je produis des sphères bétasolides, à quoiça me sert là, rien.

00:35:12
Elles sont pas connectées à leur corps souvent, il y a aussi cette décollection.

00:35:16
Totalement, donc ne rien faire et attend on va dire, promis quand ça sortira je prendraiquelque chose, c’est une forme de domination et de violence et cette posture là, il fautla changer.

00:35:26
Oui et ça m’a fait le parallèle aussi où souvent ce qu’on entend c’est ben je saispas, je sais pas voilà, je sais pas comment ça fonctionne, je sais pas comment ça marcheet ce qui est bizarre c’est que tu demanderas à une femme, elle te dira ah bah j’ai faitmes recherches.

00:35:37
Exactement.

00:35:38
Donc il y a vraiment une différence entre la formation et là mais c’est ce que je vaisactivement faire les recherches ou passivement attendre.

00:35:43
C’est ça, les garçons n’ont pas, alors je sais pas comment il va falloir leur diremais à un moment donné, un bébé ça se fait à deux et enfin vraiment ça pose la questionderrière de la parentalité aussi, enfin voilà tu vois l’incarnation du papa à un momentdonné de cette posture de toujours cette posture qui est un peu absente, on dit ah les papasça prend plus de temps et tout, oui c’est vrai, pourquoi? Parce que ça se passe pasdans leur corps, d’accord mais ça se fait à deux quand même, enfin donc à un momentdonné ils sont un peu co-responsables de ce qui va se passer dans un utérus.

00:36:15
Donc s’ils sont co-responsables, il faut qu’ils soient conscients qu’ils aient aussi unesorte de pouvoir d’agir ou de non agir et ce pouvoir là il faut qu’ils l’investiguent.

00:36:24
Donc les femmes, oui ils sont en première ligne parce que du coup ça se passe dansleur corps donc là il n’y a pas de distance, là c’est pour le coup vital vraiment entermes de choix mais pour le garçon il faut qu’il arrive à comprendre que c’est aussitrès très très important pour lui, pour sa construction en tant qu’individu mais saconstruction aussi interpersonnelle dans le couple, cette conscience contraceptive.

00:36:47
Oui et pour moi il faudrait même, parce que c’est toujours la question mais commentfaire pour que les hommes s’y intéressent ou etc. et je pense vraiment ça passe aussipar l’éducation et partir de ce principe que dès que vous entrez dans de la sexualité,vous entrez dans de la sexualité en tant qu’adulte et là de la sexualité même avecune autre personne et une autre personne dans des couples hétérosexuels et donc vousdevez être responsables de ce qui s’y passe aussi.

00:37:11
Si vous voulez rentrer dans de la sexualité avec une autre personne de l’autre sexe,alors il faut s’informer, il faut avoir une responsabilité vis-à-vis de cet acte.

00:37:19
C’est-à-dire que c’est exactement ça.

00:37:23
On peut prendre un parallèle si tu veux avec la transmission MST-IST, où clairement ungarçon peut véhiculer énormément de pathologie tout simplement parce que organiquementen fait la verge transmet plus qu’elle ne peut recevoir en termes de viralité et c’estune sorte d’antenne en fait.

00:37:47
Et non mais c’est vrai et du coup il y a eu un matraquage autour du VIH, c’était unetrès bonne chose mais on le voit encore maintenant, c’est toujours compliqué malgré des campagnesde santé publique, de matraquage d’information pour dire aux gens « protégez-vous », c’esttoujours compliqué parce que les garçons ont une capote dans la poche.

00:38:06
On le voit bien.

00:38:08
Et je pense qu’en fait il faudrait encore des campagnes de santé publique mais massiveset conjointes en fait sur la contraception et MST-IST.

00:38:18
Il faut mettre les deux dans le même panier en fait.

00:38:21
Il faut taper fort en fait.

00:38:23
Il faut taper fort et pendant très très très longtemps pour arriver à petit à petitchanger les mentalités.

00:38:29
Et encore une fois revenir sur les prendre par la main parce qu’il y a toujours le « ahoui mais une capote, je me sens pas confortable ou je perds mon érection ou lalala » etdonc de les accompagner en déconstruisant tout ça et en leur apprenant en fait commentse servir d’une capote et l’importance puisque une fois encore eux ne le vivent pas dansleur corps, ils peuvent être insomptomatiques justement de ces IST par contre pour lesfemmes qui sont réceptives de ça, ça se passe dans leur corps quoi, elles ont lesconséquences.

00:38:55
Oui, oui, oui.

00:38:56
C’est un peu comme si le garçon a été élevé dans une déresponsabilisation totalede sa sexualité tout simplement parce qu’il n’avait pas de utérus.

00:39:04
C’est-à-dire de toute façon ça ne se passe pas dans son corps donc il n’y a passpécialement besoin de le responsabiliser.

00:39:10
En fait c’est fou, ça ne se passe pas dans son corps, certes, mais c’est une actionconjointe.

00:39:17
Donc oui, oui, oui, accès à la sexualité égale éveil et responsabilisation, quelque soit au final le sexe de la personne quoi.

00:39:25
Il faut qu’il y ait un mode, je veux dire à l’adolescence, autant on reconnaît lapériode de règles, l’apparition des règles, on en avait déjà parlé, mais voilà l’apparitiondu sperme, c’est pareil, il n’y a pas du sperme depuis la toute petite enfance, àun moment donné il y a du sperme, avant il n’y en avait pas.

00:39:41
Il y a bien un moment dans la vie du jeune adulte, il y a un moment de basculement entreje suis infertile, en capacité de procréer et je suis en capacité de procréer.

00:39:55
Il y a bien un temps qui se fait, qui est totalement invisibilisé donc il y a uneabsence de rituel autour de ça, mais il faudrait que les filles vont voir le gynécologue,mais tous les garçons devraient aller voir au moins une fois dans leur vie genre 18-20ans un andrologue ou un sexologue pour faire le point sur MST, IST, sexualité aussi.

00:40:13
Éducation sexuelle? Oui c’est ça.

00:40:18
Comment choisir le bon préservatif? Exactement, exactement, comment donner duplaisir, comment recevoir, qu’est-ce que c’est, qu’est-ce que c’est le consentement, etc.

00:40:26
Et aussi peut-être la contraception.

00:40:29
Et l’air de rien faire un petit check de santé d’andrologie pour que les garçons arriventdans des parcours de santé en prévention et non plus quand ils ont du pathos.

00:40:41
Ils ont conscience que oui la zone urogenitale c’est une zone qu’il faut checker, peut-êtremoins souvent qu’une zone urogenitale pour les femmes pour plein de raisons organiques,mais en tout cas qu’il faut checker en fait et qu’il faut vérifier.

00:40:55
Et le gros avantage chez les garçons, on peut vérifier aussi sa fertilité, parceque ça sert à rien qu’un couple et des pratiques contraceptives si au départ l’un des partenairesest de toute façon stérile.

00:41:03
Il faut être à peu près clair.

00:41:05
Ou tout du moins on peut adapter les pratiques contraceptives en fonction du degré de fertilitédu couple.

00:41:10
Voilà, ça serait intéressant ça aussi.

00:41:15
Donc oui, que même l’état s’en empare et ils se disent voilà à 18 ans ou peut-êtreà 15 ans, je ne sais pas, en rendez-vous avec un androloge et ou sexologue pour lesjeunes garçons pour parler des IST et contraception.

00:41:28
Alors contraception, ça sera plus adapté à des personnes justement hétérosexuelles,mais IST en tout cas ça s’applique à tout le monde.

00:41:36
Et alors tu parlais des changements aussi de mentalité et quand on avait collaboréensemble lors du premier colloque sur la contraception masculine en Belgique en férié 2020 qui s’intitulaitFocus sur les couilles.

00:41:48
Qu’est-ce qui a évolué depuis?

00:41:50
Est-ce que tu vois des changements même dans les nouvelles générations?

00:41:52
Il y a eu une énorme ouverture.

00:41:57
Je ne sais pas ce qui a permis cette énorme ouverture ou en tout cas une sorte de sautquantique.

00:42:05
On est passé d’aller une centaine de personnes qui se contraceptent comme ça tous les anset de manière plutôt confidentielle, on va dire, ou très militante ou politisée avecun entre-soi comme ça, à une connaissance qui a été récupérée par un plus grandnombre de personnes, une sorte de massification de la connaissance qui ne touche pas toutle monde.

00:42:29
Encore une fois, il y a plein de gens qui n’ont pas encore eu accès à ces informations,mais on se rend compte quand même que la base des pratiquants s’est vachement élargieet du coup les populations pratiquantes sont beaucoup plus diverses.

00:42:41
C’est vraiment le premier point, c’est la massification des usagers.

00:42:47
Cette massification des usagers, elle est allée de pair aussi avec la redécouvertedu corps médical de ces alternatives contraceptives.

00:42:57
En gros, le corps médical était quand même beaucoup grand, ça existait, mais l’avaitconsidéré comme… enfin l’avait mis dans un coin.

00:43:04
Pas important.

00:43:05
Ça a l’air compliqué, pas important.

00:43:09
Ça a l’air compliqué, ça fait mal, c’est pas… les médecins aiment bien parler deperformance contraceptive aussi et ils trouvent que la remontée testiculaire, c’est pasune méthode performante.

00:43:18
C’est très questionnant.

00:43:20
T’as toutes les personnes qui utilisent des contraceptions, des pilules, des dispositifsintrauterrains, des choses comme ça qui passent par tellement de souffrance, de conséquenceset de poids, de charge mentale et qui a envie de secouer en disant « mais de quoi vousnous parlez là? »Exactement.

00:43:35
Exactement, mais oui, une pilule, les doigts vont te dire « mais la pilule contraceptive,c’est efficace dans le mois, enfin tu vois, en quelques jours c’est bon.

00:43:47
Les méthodes contraceptives pour les garçons, il y a une sorte de frein, une sorte de plafondd’air physiologique qui fait qu’il faut attendre trois mois.

00:43:57
Parce que le cycle c’est trois mois.

00:43:58
Donc hormonalement, une vasectomie, la méthode thermique, ou ce qu’on veut, de toute façonil faudra attendre trois mois.

00:44:05
Donc, il ne faut que les méthodes barrières externes, donc capotes externes, qui a uneefficacité immédiate.

00:44:11
Mais toutes les méthodes qui vont être développées n’auront que des efficacitésdifférées.

00:44:15
Et ça, d’un point de vue médical, en fait, le corps médical trouve que c’est pas intéressant.

00:44:21
Parce qu’il y a l’idée d’avoir une méthode de contraception tout de suite.

00:44:24
Une sorte d’immédiateté dans le parcours contraceptif avec une efficacité immédiate.

00:44:28
Mais il ne porte pas du coup au combo, parce que ça pourrait être très bien, tu vois,par l’anothermique où vous remontez ses couilles, plus le préservatif qui est immédiat, enattendant.

00:44:37
Et trois mois c’est rien, en fait, sur l’échelle d’une vie.

00:44:40
Bien sûr.

00:44:41
Parce que les médecins voient le parcours de l’usager dans son parcours contraceptifcomme un parcours purement individuel, donc isolé, et non pas partagé, donc dans unedynamique de couple.

00:44:51
Et j’ai perdu le fil de ce que je voulais dire.

00:44:55
Donc ouais, un parcours isolé.

00:44:57
Ouais, dans un parcours…

00:44:58
Parce que les médecins, du coup, ils pensent pas ce combo, donc parce qu’ils le pensentpas, parce qu’ils pensent pas du coup à cette relation finalement, ils prennent que l’individuseul vis-à-vis de ça.

00:45:07
Ils pensent à l’efficacité, à la performance, ça doit être tout de suite maintenant lerésultat.

00:45:12
Et ils pensent à quoi d’autre?

00:45:13
Alors en France, c’est vrai, en modèle anglo-fraction, c’est moins vrai, ce que je vais dire, etils pensent surtout à la thune, à l’argent qui va se faire.

00:45:22
Comment ça?

00:45:23
Un médecin, il fait médecin, parce que certes il a des belles pensées humanistes, maisc’est aussi pour gagner de l’argent.

00:45:32
Et en France, la médecine est pratiquée de telle manière qu’un médecin est payéen fonction du nombre d’actes qu’il prescrit, et non pas en fonction du nombre de personnesqu’il suit, quel que soit l’acte qu’il prescrit.

00:45:48
Ça c’est le modèle anglo-fraction.

00:45:49
Il est payé en gros au nombre…

00:45:51
Chaque patient, en fait, c’est un forfait qu’il a.

00:45:54
Il a X argent pour X personnes qui suivent.

00:45:57
En France, c’est pas comme ça qu’il est payé.

00:45:59
En France, il est payé à l’acte.

00:46:00
Donc, qu’il est un patient ou sans patient, ça ne change que d’âle.

00:46:03
Par contre, s’il prescrit 100 trucs, il va être payé sur ces 100 trucs.

00:46:08
S’il prescrit rien, il ne sera pas payé.

00:46:11
Il aura juste sa consultation en tant que tel, mais il n’aura pas plus.

00:46:17
Et ça, c’est un vrai problème.

00:46:20
Et donc, la contraception masculine pour les garçons, pour ça aussi qu’elle n’est pasdéveloppée, c’est que…

00:46:25
Mais on le voit sur la vasectomie.

00:46:26
La vasectomie, très clairement, c’est un acte qui n’est pas très valorisé financièrementpar la sécurité sociale.

00:46:31
Donc, en gros, c’est pas intéressant financièrement pour un urologue ou un andrologue.

00:46:36
Un médecin généraliste devrait pouvoir faire aussi des groupes de vasectomie pour lessage-femmes.

00:46:41
C’est pas très intéressant pour les salaires à perte, les salaires à portes sans lavasectomie.

00:46:45
Oui, parce qu’en fait, c’est parce que le patient, du coup, ne vient qu’une fois etpuis c’est fini ou vient peut-être une fois par an au lieu de revenir tout le temps pourpeut-être une pilule un peu plus souvent.

00:46:56
Exactement.

00:46:57
Exactement.

00:46:58
Donc, comme c’est pas très bien valorisé aussi financièrement, les médecins, ilss’y offrent pas non plus, quoi.

00:47:04
Parce que, l’air de rien, ben voilà.

00:47:06
Enfin, faire une prescription pour des capotes, ça va pas leur rapporter grand-chose.

00:47:10
La vasectomie, comme je vous ai dit, ça rapporte pas grand-chose.

00:47:12
Et en plus, c’est une intervention médicale qui est soi-disant obligatoire, enfin, quine peut être pratiquée que dans un milieu hospitalier.

00:47:21
Alors qu’on peut faire ça dans une chambre d’hôtel, on peut faire ça… on n’a pasbesoin d’une infrastructure hospitalière pour faire une vasectomie, c’est faux.

00:47:29
Donc, il y a plein de contraintes qui font que c’est pas développé, en fait.

00:47:33
Parce que c’est compliqué à mettre en place.

00:47:37
Il y a un délai de réflexion de quatre mois.

00:47:39
Enfin, c’est pas simple, quoi.

00:47:41
C’est pas simple.

00:47:42
C’est pas simple.

00:47:43
C’est pour ça que c’est important d’avoir aussi ce genre d’information, comme tu disais,un peu dé-medicalisée la santé.

00:47:50
Mais dans le sens où les gens ont besoin de cette information pour reprendre pouvoirsur leur corps et leur santé et pouvoir affirmer.

00:47:56
C’est-à-dire que s’ils ont fait le choix, par exemple, d’une vasectomie, presque peuimporte si le médecin dit non, sauf s’il y a des raisons, des contre-indications.

00:48:04
Mais s’il n’y en a pas, s’il dit non, alors c’est peut-être de se dire, bon, ce médecin,il n’est pas là pour mon bien-être, il est peut-être là peut-être plus pour l’argent.

00:48:12
Et donc, peut-être de référer à une autre personne plutôt que d’arrêter ce projetde vasectomie.

00:48:17
Tout à fait.

00:48:18
Tout à fait.

00:48:19
Alors, c’est une histoire qui est sortie il n’y a pas très longtemps en France, pareildu côté de Bordeaux.

00:48:26
C’est une histoire particulière.

00:48:28
Ça ne fait pas office de loi, mais c’est pour donner un peu l’ambiance au niveau dela vasectomie.

00:48:32
Un garçon a voulu faire une vasectomie, donc c’était compliqué.

00:48:36
Il trouvait un médecin qui payait bien parce qu’il était jeune.

00:48:40
Donc, c’est toujours compliqué pour faire des vasectomies pour les jeunes.

00:48:43
Le corps médical freine toujours un peu des quai de faire.

00:48:45
La ligature des trompes, c’est encore pire.

00:48:47
C’est pareil.

00:48:48
Bref, c’est scandaleux.

00:48:49
Le gars s’est retrouvé à faire sa vasectomie.

00:48:53
Il était au vert à ça.

00:48:55
Il n’y a donc pas beaucoup d’argent.

00:48:56
Bien sûr, il y a toujours des dépassements d’honoraires dans ces cas-là.

00:48:59
C’est là où le médecin vient justement survaloriser l’acte pour gagner un peu plus.

00:49:06
Il paye.

00:49:07
Et la vasectomie a été codifiée dans l’hôpital où il l’a fait comme une opération de chirurgieesthétique.

00:49:13
Donc, il ne s’est même pas retrouvé, il n’a même pas pu être remboursé de sa vasectomie.

00:49:20
La vasectomie, ce n’est pas de la chirurgie esthétique, mais pas remboursée pour la simpleet bonne raison que c’est de la chirurgie esthétique.

00:49:28
Ce n’est pas dans le cas d’une pathologie.

00:49:32
En tout cas, cette forme-là.

00:49:34
Et du coup, c’est pour dire à quel point c’est compliqué.

00:49:38
C’est compliqué d’accès.

00:49:39
Ça peut être coûteux aussi pour la personne qui le pratique et on le voit, les professionnelsde santé sont tous avertis et sont capables de mal codifier aussi ces actes-là qui,pourtant, sont quand même reconnus et utilisés depuis le début des années 80 en France.

00:49:55
Ça a mis très très longtemps avant d’être légal la vasectomie.

00:49:59
C’est très très questionnant.

00:50:01
Il y a beaucoup de choses à changer, on voit, à plusieurs niveaux.

00:50:05
Pas au niveau des individus, mais au niveau de la société, puis au niveau de la structureaussi des médecins, des professionnels de santé.

00:50:13
Et alors, pour les contraceptions du futur, est-ce que si on peut justement être optimisteet se dire qu’il y a de la recherche qui est fait à ce niveau-là, qu’est-ce qu’ily a de proposer pour le futur? Peut-être un futur proche, je ne sais pas.

00:50:30
Le futur immédiat, tout de suite, là, c’est clairement que les garçons s’informent etgagnent en responsabilité.

00:50:37
Ça, il n’y a pas besoin de grandes politiques de santé publique pour que ça se passe commeça.

00:50:45
On a simplement besoin que les gens changent individuellement.

00:50:47
Ça peut aussi passer par du changement individu par individu.

00:50:51
Faisons société nous-mêmes et informons nous nous-mêmes et aidons-nous à évoluer.

00:50:57
Il y a une énorme médiathèque sur le site de Thorème.

00:51:00
Les personnes menstruées puissent aussi se décharger de cette manière en disant « Enfait, tu vas t’informer par toi-même, tout est là, c’est prêt ».

00:51:10
C’est vraiment le temps immédiat.

00:51:14
Dans le temps immédiat, il y a continué à pratiquer les contraceptions thermiques ethormonales.

00:51:19
Avec les contraceptions thermiques, c’est soit par l’intermédiaire d’un collectif, soità se fabriquer soi-même son dispositif, soit acheter des anneaux Androswitch.

00:51:27
Les anneaux Androswitch sont suspendus, mais un artiste a repris la main et propose parl’intermédiaire de son site Koukou Koukou qui est connecté à Thorème des objets décoratifsdont des talismans réversibles que vous pouvez poser sur votre cheminée ou détourner d’usagecomme tout objet de mercerie que vous détournerez pour fabriquer un jobstrap.

00:51:47
La lutte est maintenant, elle n’est pas dans l’attente.

00:51:50
Maintenant, passe à l’action.

00:51:51
C’est le premier point.

00:51:52
Imédiatement, ce que les gens peuvent faire, et je les invite fortement, c’est qu’on a créé une coopérativequi s’appelle Entrela.com.

00:52:00
C’est le premier incubateur de la société civile.

00:52:04
Chaque personne peut intégrer cette coopérative en devenant sociétaire, en participant auxdécisions pour qu’Andro nous choisissions nous-mêmes ce qui arrive sur le marchéen tant que dispositif médical à viser contre Assez-Y.

00:52:18
Cette coopérative a mis en incubateur Thorin et donc Thorin est accompagné dans son parcoursréglementaire pour avoir cette fameuse certification CE et donc pouvoir revenir sur le marchéofficiellement d’ici 4 à 5 ans.

00:52:32
Donc ça, c’est en place.

00:52:33
Si des personnes écoutent ce podcast et ont de l’argent, très clairement, il faut 1million d’euros pour pouvoir aller à la certification.

00:52:45
1 million d’euros, c’est rien.

00:52:47
C’est rien à l’échelle du changement sociétal que ça peut apporter.

00:52:52
Donc n’hésitez pas à nous accompagner dans ces parcours.

00:52:55
On a aussi besoin d’argent de mécènes.

00:52:57
Donc voilà, je fasse un petit appel aussi en ce sens-là.

00:53:03
Si on arrive collectivement à la certification de l’ANO par exemple, du Juxtrap en suivant,etc., il va y avoir, techniquement en fait, un changement et donc les laboratoires pharmaceutiquesvont pas accepter de perdre un départ de marché et donc automatiquement, ils vont débloquerdes contraceptions qu’ils ont dans les tiroirs qui n’attendent que ça en fait d’être débloquésen fait et d’être proposés sur le marché.

00:53:29
Les méthodes qui arrivent, très clairement, c’est quoi?

00:53:33
C’est reprendre la lutte.

00:53:34
Tu vois, tu sais ce que tu dis un petit peu, ils vont reprendre cette lutte qui a étémenée par des individus et des entreprises pharmaceutiques ou privées vont reprendredu coup cette lutte.

00:53:46
Exactement, en fait, il faut les attaquer sur leur propre système.

00:53:49
Il faudrait les attaquer aussi d’une manière assez simple.

00:53:53
Quand est-ce qu’il y aura une politique de santé publique aussi un peu plus activisteet qui va se mettre à taxer sous forme d’amende les lobbies pharmaceutiques lorsqu’elles nerépondent pas aux enjeux de la société civile?

00:54:04
Parce qu’encore une fois, les lobbies pharmaceutiques n’ont aucune contrainte à mettre sur le marchédes choses en fait, ils font ce qu’ils veulent, ils mettent ce qu’ils veulent.

00:54:11
Donc c’est un pur marché qui est totalement dérégularisé en fait.

00:54:15
Et à un moment donné, comme il y a une taxe carbone, on pourrait très bien imaginer unetaxe société civile et cette taxe pourrait permettre de financer la recherche et doncaussi de trouver ces millions d’euros par exemple qui soit disant manque et introuvable.

00:54:30
La contraception de manière générale c’est 24 000 milliards de dollars par an.

00:54:36
On a besoin d’un million d’euros.

00:54:38
Vous comprenez l’inéquité et le jeu de balancier énorme.

00:54:44
Le budget de la recherche en termes de contraception c’est 90% pour les recherches plutôt féminineset à peine 10% de la recherche pour les contraceptions dites masculines.

00:54:55
Avec ce chiffre, vous prenez une balance et vous regardez.

00:55:00
Alors du côté des personnes menstruées on a 13 méthodes et du côté des personnesà testicules on a 2 pauvres méthodes qui ne sont pas des méthodes.

00:55:06
Et pourtant seulement 10% de l’usure de la recherche est injectée dedans.

00:55:09
Cherchez l’erreur.

00:55:12
Dans un futur proche, si on arrive à la certification et à faire en sorte que la société civilesoit assez forte pour pouvoir se mobiliser sur la question, il y aura des méthodes enzymatiquesqui vont arriver et là ce sera des pilules.

00:55:28
L’idée c’est de bloquer le développement du spermatozoïde avec des enzymes qui sontnécessaires au développement du spermatozoïde.

00:55:34
Les méthodes hormonales vont arriver aussi, ce seront des méthodes sous forme de gènestrès probablement parce que les injections intramusculaires avec une énorme pliquuredans la fesse ça ne va pas marcher très longtemps dans le système.

00:55:48
En tout cas pas sur des dizaines de milliers de personnes, ça paraît un peu compliquéen termes d’aptitude à l’utilisation donc ce sera sous forme de gènes.

00:55:56
Mais ça existe déjà et c’est déjà développé et ça va passer toutes les tests.

00:56:00
Il manque simplement un intérêt dans l’ogne pharmaceutique pour le faire.

00:56:04
Pour le coup vraiment l’hormonal c’est comme la dermique, il manque juste l’intérêtdu lobby pharmaceutique donc il va falloir le contraindre.

00:56:10
Les autres méthodes aussi qui pourraient arriver et qui sont développées depuis 40ans c’est les méthodes barrières mais en gros dans le canal des ferrants.

00:56:19
Donc là où passe l’espermatozoïde, l’idée c’est de mettre un bouchon à l’intérieur,pas coupé comme la vasectomie mais mettre un bouchon, ce qu’on appelle le RISEUG, levasalgen, c’est des méthodes éprouvées qui fonctionnent.

00:56:30
On a toujours des craintes au niveau de la réversibilité sur ces méthodes parce qu’ellesont été pas assez investigées à mon avis, enfin je regarde les acyclics mais il n’empêche.

00:56:39
L’idée de mettre un bouchon qu’on peut mettre et qu’on peut enlever ça peut être une bonnesolution.

00:56:46
Dans les mêmes veines il y a le BIMEC qui est développé par un allemand pareil depuisau moins 10 ans donc là c’est un interrupteur pur et simplement qu’on vient mettre sur lecanal.

00:56:55
Donc en gros on ne le bouge pas, on ne le coupe pas, on met juste un clip dessus, une miniature.

00:57:00
On ouvre et on ferme.

00:57:02
Ça aussi c’est des méthodes envisagées.

00:57:04
Enfin les méthodes, alors là on est dans un, on est dans assez loin mais c’est àmon avis les méthodes qui vont arriver d’ici peut-être un siècle, c’est les méthodesimmunologiques.

00:57:16
C’est-à-dire se servir du système de défense du corps en fait pour détruire, donner enfait la formation au système immunitaire et lui dire à un moment donné, ben là enfait tu détruis ton stock de spermatozoïdes.

00:57:28
En gros tu continues la production, par contre la production est détruite sur place.

00:57:33
C’est quelque chose en fait qui fonctionne déjà dans le cas de la vasectomie.

00:57:38
Par exemple il y a une réaction immunologique qui se met en place, pas chez tout le monde,on ne sait pas trop comment ça se passe mais en tout cas ce qui est sûr c’est que lesperme n’est pas reconnu comme appartenant au corps, par le système de défense du corps.

00:57:49
Donc les globules blanches détruisent les spermatozoïdes quand ils sont au contact desspermatozoïdes.

00:57:54
On n’arrive pas à inverser par contre, à dire au système immunitaire arrête de détruire.

00:57:59
Mais le jour où on arrivera à justement instrumentaliser le système immunologique,on aura des pilules en fait, on pourra prendre qu’on soit garçon ou fille, en tout cas aviserune contraception et en fait ça détruira purement et simplement le stock.

00:58:15
Donc l’hyminocontraception pour l’instant c’est plutôt aviser définitive, tant qu’onn’a pas trouvé cette réversibilité.

00:58:21
Exactement.

00:58:22
Donc il y a pas mal de choses en stock comme tu disais, qui demandent des fois aussi, certainescontraceptions, des essais cliniques.

00:58:32
C’est ça je crois que hormis le RISEUG, le gel là il n’y a pas eu d’essais cliniquessur les autres.

00:58:38
Tu parles de tout ce qui est RISEUG là ou tu parles du gel hormonal?

00:58:46
Non le RISEUG pardon.

00:58:47
Alors le RISEUG, le bouchon qu’on met dans le canal d’Efféran, il y a eu beaucoup detests en Inde.

00:58:54
Il y a encore quelques années il y a eu une sortie pareil de pas mal de tests.

00:58:58
Ils ont testé l’efficacité, l’acceptabilité, on va dire l’absence ou le peu d’effets secondairesparce qu’il n’y en a pas beaucoup.

00:59:08
Ce qu’ils n’ont pas testé vraiment chez le garçon c’est la réversibilité.

00:59:13
C’est un peu ce qui pêche.

00:59:15
C’est pareil ça a été testé aux Etats-Unis, ça a été récupéré, ça s’appelle leVASALGEL par la fondation Bloomberg.

00:59:22
C’est pareil, c’est été testé mais on a du mal à avoir accès aux données cliniquessur la réversibilité.

00:59:29
Il y a quelque chose qui cloche de ce côté là.

00:59:31
On ne sait pas pourquoi mais en tout cas c’est compliqué d’avoir les données.

00:59:34
C’est l’une des raisons pour lesquelles ça ne s’est pas développé.

00:59:38
Ils ont testé la réversibilité chez les primates mais chez les garçons ils ne l’ontpas testé.

00:59:44
Je rajouterai quand même une autre méthode de contraception qui existe.

00:59:48
C’est l’utilisation de la silodorosine.

00:59:51
Je crois que si j’ai le même mémoire, la silodorosine c’est une sorte de bêtablecamp.

01:00:00
On va se mettre sur les récepteurs de certains muscles, des muscles lisses.

01:00:05
C’est plutôt utilisé sur les gens qui ont des problèmes cardiaques ou d’hypertension.

01:00:10
Ça vient assouplir les tuyaux dans lesquels passe le sang.

01:00:14
C’est utilisé par exemple dans les cadres de l’hypertrophie de la prostate.

01:00:19
La prostate grossit, ça peut faire mal et donc le plancher ne vient pas.

01:00:23
La prostate est une sorte de hamac avec plein de muscles dans tous les sens et ce plancherpalvien avec des bêtables camps s’assouplit.

01:00:33
Ça permet justement d’éviter d’avoir mal quand on a une hypertrophie de la prostatemais ça a une autre action.

01:00:38
Comme le plancher palvien est assoupli, quand il y a éjaculation, il y a contraction duplancher palvien.

01:00:46
Si le plancher palvien est assoupli, il n’y a pas d’éjaculation.

01:00:50
C’est une grande tranception purement mécanique où les muscles sont tellement souples qu’aufinal, oui il y a plaisir, oui il y a production de spermatozoïdes mais le plancher palvienne fait pas son action contractile pour évacuer du sperme.

01:01:07
C’est ce qu’on appelle une anne éjaculation, il n’y a pas d’éjaculation en tant que tel.

01:01:13
Il y a une érection? Parce que les personnes peuvent se demander si l’érection est là.

01:01:19
Non, il y a une érection.

01:01:20
Il faut le prendre quelques heures avant l’activité sexuelle, quand on envisage d’avoir un rapportsexuel avec une éjaculation dans le cadre d’une relation pénoscrotale, hétérosexuellesi genre et tout ça.

01:01:35
Mais en tout cas, c’est des choses qu’on prend pour se mettre le corps, se charger decette molécule quotidiennement.

01:01:43
Les effets secondaires, c’est que ça peut provoquer de l’hypotension orthostatique,comme ça assouplit une partie des muscles au niveau de la tension, elle peut être unpeu plus basse, donc ce n’est pas adapté chez tout le monde.

01:01:53
En tout cas, c’est une possibilité.

01:01:55
Et ça, c’est un médicament qui existe, qui est sur le marché, qui a une autorisationde lui sur le marché pour l’hypertrophie de la prostate.

01:02:00
Dans les effets secondaires, c’est noté attention à une éjaculation.

01:02:03
Et ça, c’est un médicament, ce n’est pas comment dire? Là, on ne peut pas dire« ouais, mais attends, peut-être que ça provoque un cancer de la prostate ou je ne sais queça ». En fait, ce sont des médicaments qui sont utilisés dans le corps des garçonsdepuis au moins 10 ans.

01:02:17
Du coup, là, on sait au niveau des effets secondaires ce que ça peut faire et on estsûr que ça a un effet contraceptif.

01:02:25
Et bien ça, ce n’est toujours pas sur le marché pour proposer une contraception.

01:02:29
Pourtant, c’est là.

01:02:30
C’est comme si on ne faisait pas les liens avec tous les médicaments proposés, leseffets secondaires.

01:02:34
Finalement, on se dit « dans les effets secondaires, ça peut avoir des effets positifs si l’intentionest justement de se contraccepter », par exemple.

01:02:42
Exactement.

01:02:43
Très intéressant.

01:02:45
Avant de poser ma question finale, est-ce qu’il y a autre chose que tu veux ajouter par rapportà cette nouvelle ère?

01:02:51
Oui, moi je pars en bateau.

01:02:53
Ah oui, dis-nous.

01:02:54
Parce que j’avais demandé tes actualités, donc ça faisait partie.

01:02:56
Mais vas-y, dis-nous tes actualités.

01:02:58
Du coup, Thorin continue son activité en incubation avec Autre-L’Art.

01:03:04
La certification va arriver d’ici 4 à 5 ans.

01:03:07
On croise les doigts pour avoir principalement de l’argent.

01:03:10
En tout cas, sur papier, ça fonctionne, on a les partenariats avec les centres hospitalierset universitaires, on a une communauté de médecins aussi qui suivent.

01:03:18
On est pas mal de ce côté-là.

01:03:21
Ce qui manque cruellement, c’est d’européaniser le projet.

01:03:26
C’est-à-dire que ce n’est pas le tout d’avoir un certificat CE et de dire « c’est possible,c’est légal », encore faut-il que les gens soient au courant que ces méthodes existent.

01:03:34
En fait, on se rend compte que c’est des méthodes qui n’ont jamais vraiment dépasséles marriants de la francophonie.

01:03:40
C’est très problématique.

01:03:41
En Belgique, clairement, c’est moi qui vous ai fait découvrir la thermique.

01:03:45
T tellement!

01:03:46
En 2019, autant dire que même dans un bassin francophonique, l’information n’a pas vraimentbeaucoup circulé.

01:03:55
Non, c’était l’effet d’une bombe quand tu nous l’as amené ici en Belgique en 2019.

01:04:00
Totalement!

01:04:01
Et puis justement, vous avez pu l’incorporer.

01:04:05
Enfin, je veux dire que c’était une petite révolution à l’échelle de la Belgique.

01:04:11
Donc imaginez au niveau européen la bombe que ça peut être, très clairement cetteinformation.

01:04:17
Et donc je vais me faire un grand plaisir de pouvoir retourner un peu à mes premiersamours qui sont vraiment la mer, le bateau, et donc naviguer au travers des canaux.

01:04:27
Ça me sert de cette symbolique des canaux européens pour aller informer et sensibiliseret créer des comités d’usagers partout où je vais passer, où on va passer, puisquec’est une aventure collective avec ce grand perception, entre là.

01:04:42
Et donc l’enjeu, c’est de mettre en place des comités d’usagers dans plein de villesd’Europe et dans plein de zones rurales aussi pour faire un maillage d’acteurs en lienavec à chaque fois des médecins, des associations locales, et pour petit à petit européennisercette connaissance pour que quand on aura une certification, les populations soient prêtesdans leur bassin socio-culturel respectif.

01:05:08
Donc c’est une grande aventure qui commence et que vous pourrez suivre aussi prochainement.

01:05:13
Mais voilà, on s’est rendu compte que ça, enfin je veux dire, voilà, encore une fois,on l’a vu sur la vasectomie, c’est pas la légalisation de la vasectomie qui a faitun boom en termes de pratique en France par exemple, ce qui a fait un boom c’est, onsait pas trop pourquoi d’ailleurs, mais là depuis deux ans, boom.

01:05:31
Les médias qui le montrent sous un autre aspect, peut-être qu’ils prennent vraiment au sérieuxeux aussi?

01:05:36
Alors oui, oui, les médias ont vraiment changé leur fusil d’épaules vraiment sur les pratiquescontraceptives, mais sur la thermique ça a été radical, on est passé de méthodesqui étaient considérées comme risibles, enfin totalement déconnectées à une réalité,c’était du charlatanisme, enfin tout y passait vraiment à quelque chose de non, c’est sérieux,c’est bien on cautionne, on y va, mais le pouvoir médiatique a permis aussi de révolutionnerun peu les pratiques, donc voilà, là l’idée c’est aussi de tenter justement un mouvementeuropéen avec ce gâteau.

01:06:10
Bravo.

01:06:11
Donc on peut suivre tes aventures, on peut sponsoriser, j’imagine pour les personnesqui écoutent, qui veulent sponsoriser ton voyage, c’est possible aussi?

01:06:18
Oui, c’est possible aussi, c’est tout à fait possible, il y a un site qui s’appelleles contraceptés, ou the contracepted, parce que ça va être je pense en anglais principalement,donc oui vous pouvez suivre, depuis le torem aussi il y aura des liens, enfin vous avezdes liens aussi pour retrouver l’activité, il y aura une page Instagram, et donc le butdu jeu ça va être de parcourir l’Europe pendant 4 à 5 ans à peu près, le tempsde la certification, et donc chaque année sur la période plutôt printemps, été defaire une partie de l’Europe, et donc le tour commence en 2023 avec la Suisse, l’Allemagneet les Pays-Bas, et le bateau sera hiverné pour 2023 en Angleterre, parce que c’estpareil, les anglais ne connaissent pas cette méthode-là, et pour dire il y a le premierarticle qui va sortir en anglais, l’émission est en février donc il sera sorti, il y aeu la première sortie d’un article en fait dans The Time en Angleterre, qui est sorti,donc c’est vraiment le premier en fait, la première fois qu’ils en entendent parlerdans un média de référence, et donc oui l’hiver se fera en Angleterre parce que l’hiversera chaud. L’hiver sera chaud, il y a des poils en effet.

01:07:45
C’est génial, c’est dingue, c’est vraiment dingue en si peu de temps finalement, ce boomquoi. Et alors ma question finale, si les gens devaient retenir qu’une chose de la sexualitéou l’éducation sexuelle, qu’est-ce que ça serait pour toi, la première chose qui tevient en tête? Pour moi je pense que ça passe par un tempsd’écoute, je pense, l’écoute de soi et l’écoute de l’autre en fait, parce que c’estune connaissance qui, enfin je veux dire, l’accès à la connaissance sur cette thématiquelà est encore trop faible, l’accès au consentement aussi, cette culture du consentement est pasencore assez développée, et je pense que le principal chantier il va être sur l’écouteen fait de soi et de l’autre. Pour moi c’est un peu le message que j’ai envie de fairepasser quoi, avant de vous activer, avant de passer à l’action, commencez par écouteret après agissez. Un temps d’écoute, écoute avec un grand Eet ensuite agir. Maxime, merci beaucoup, je te souhaite du coup un bon voyage, bon vent.

01:08:58
Merci. Et merci pour tout ce que tu mènes de frontet ton activisme et vraiment merci pour tout ça.

01:09:06
Merci Camille, merci de m’avoir reçu. Et voilà c’est la fin de cet épisode, sivous êtes arrivés jusqu’au bout et que vous m’écoutez en ce moment c’est que cet épisodevous a plu, que vous avez appris des choses, ça je l’espère. D’ailleurs n’hésitez pasà m’en faire part sur les réseaux sociaux ou encore mieux de laisser un avis sur votreplateforme d’écoute, par exemple Apple Podcasts. Si vous avez des suggestions d’invités oude thématiques, n’hésitez pas à me le dire sur mon compte Instagram CamilleParleSex oùje partage également des informations. Si cet épisode vous a fait penser à une amie,à votre voisin, à peut être des patientes, des clients ou même à votre partenaire, partagezcet épisode avec un message tout doux. En attendant de revenir dans vos oreilles, jevous souhaite de belles expériences intimes, à tout bientôt!

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